3 nov 2016

la vie au mouillage au cap vert : ça s'organise

Depuis quelques jours, nous allons de mouillage en mouillage dans des recoins perdus des îles du Cap vert. Il nous arrive parfois d'aller à terre quand il y a un village de pêcheur pour chercher de l'eau et quelques produits frais si on en trouve.

Pour l'eau c'est relativement facile, les îles sont équipées de dessalinisateurs, on arrive avec nos jerricans vides et payons au litre.

Pour le poisson aussi, il y en a à profusion. En revanche pour le reste, l'offre est disons plutôt restreinte. Les îles sont arides, d'origine volcanique comme Madère, avec très peu de pluie, il n'y pousse pas grand-chose. Hormis des pommes de terre et des oignons (certainement importés) , il n y a quasiment rien de frais. Tout est en conserve ou sous vide, rien de bien alléchant.

C'est maintenant que nous commençons à apprécier pleinement nos réserves stockées sur le bateau.

Petit retour en arrière : une vie à bord agréable et sereine nécessite un sens aigu de l'anticipation, on trouve à bord ce qu'on a pensé y mettre.

Pas d'Accastillage diffusion ni de Carrefour en face du mouillage (heureusement d'ailleurs). D'où le temps que Roberto a déjà consacré à la partie technique et que nous avons consacré précédemment à :

- organiser ravitaillement et stockage à bord. On doit se débarrasser de tous les emballages, inutiles et encombrants, car ensuite en mer nous n'aurons pas d'autre choix que de les garder avec nous : pas de bac vert ou jaune à proximité.

Il faut aussi ranger avec un minimum d'organisation car ce n'est pas en pleine navigation, quand le bateau tangue qu'on peut rester la tête en bas dans une cale à la recherche de la brique de soupe de poisson ou le paquet de riz.

- mais aussi à chercher des idées d'activités pour occuper les filles sur les heures creuses ( navigation ou mouillage) car nous refusons de céder à la facilité des tablettes.

Nous avons donc créé une sœur à la fameuse boite « à coup dur » (qui elle n'a plus besoin d'être présentée) la boite « à activités » : remplie de tubes de peinture, pistolet à colle (qui fonctionne avec du 220 V, donc complètement inutile sauf au port, c'est à dire pour nous pas avant le Brésil dans 2 mois environ), pâte Fimo, perles, ficelles et fils, papiers de tout type pour occuper les petits doigts de nos filles et les miens aussi.

Je confesse qu'en navigation, une activité « bracelet brésilien » fait passer agréablement le temps. Pour la Gomera-Cap Vert, on s'est lancé dans le macramé.

- Et enfin, il nous a bien aussi fallu anticiper toutes les fournitures dont Tea et Bora pourraient avoir besoin durant leur scolarité. Mieux vaut ne pas avoir besoin de copie A4 petit carreaux pour le devoir de géométrie de Bora en pleine traversée. (même si là nous avons des appuis techniques en France avec Jacques qui nous envoie par la poste les cahiers manquants ou Anne et Benoit qui vont jusqu'à avoir la délicatesse de se déplacer et nous apporter en main propres les cours manquants du CNED) 


23 ott 2016

CAP VERT suite


Mindelo : Nous pensions y rester 3 jours le temps de : faire les évaluations pour le CNED les envoyer et se ravitailler. Au final nous y sommes restés 9.
D'abord parce que j'avais sous-estimé les difficultés (essentiellement techniques) que je rencontrais avec les évaluations et ensuite parce que nous avons été rattrapés par un virus qui a contaminé toute la famille.
Aussi ce n'est pas sans un certain soulagement que nous réussissons finalement à quitter Mindelo pour un mouillage sauvage de l'autre côté de l'île de Sao Vicente.
Nous sommes en compagnie d'un autre voilier, Mizar. Nous avons fait la connaissance de son équipage, une famille avec 2 enfants à peu près du même âge que les nôtres. Leur compagnie étant très agréable nous décidons de faire un petit bout de chemin ensemble à la plus grande joie des enfants !
Nous sommes à présent au mouillage devant l'île de Santa Luzia dans une réserve naturelle, autour de nous le bleu intense de la mer, devant une longue bande de sable claire et la roche sauvage.
Rien de tel pour se ressourcer !



19 ott 2016

Settimana horribilis a Mindelo

Arrivati a Mindelo, pensavamo fare entrata e permessi e partire per le isole, invece eccoci ancora qui nel marina.
Primo responsabile, il Cned, il centro che assicura gli studi delle bambine. Se nel corso del primo brancagiro tutto era stato perfetto, Daphne (che si occupa in toto della scuola, io seguo in toto barca e navigazione), sta diventando matta con l amministrazione dell education publique. Meta del programma di Tea non e' ancora disponibile, il resto lo si puo fare solo avendo collegamento internet: come soluzione nomade geniale, un gran gran numero di posti dove andiamo (oltre alle navigazioni) non abbiamo internet, quindi cercare di recuperare tutto il tempo perduto.
Per Bora marginalmente meglio, siamo riusciti a scaricqre e stamparle tutto e piu o meno se la cava.
Seconda causa: arrivati qui, Tea infezione gastrointestinale: uno due giorni di vomito, seguito da uno due giorni di corse al gabinetto a tutte velocita.  Passato per lei, zac stessa roba per Bora; manco a dirlo poco dopo anche Daphne, io per ora solo un episodio di disidratazione: ho bevuto tre quattro bottiglie d acqua senza alcun bisogno di fare pipi, indi la mia deduzione medica :)
Non abbiamo idea da dove venga: nel primo brancagiro con quattro mesi di africa "dura" non era mai stato male nessuno, questa volta vai a sapere. Bere beviamo esclusivamente acqua in bottiglia, niente ghiaccioli nei risdtoranti, il detto inglese "boil it, cook it, peel it or forget it" seguito come mantra (cotto, bollito o sbucciato, altrimenti dimenticato, tradotto tanto per fare rima).
Punto positivo: incontrata una altra barca con bambini coetanei, luii olandese lei giapponese, vivono in francia quindi i bambini parlano senza problemi. Hanno un magnifico Boreal 47 tutto nuovo, le nostre la chjiamano "la barca lussuosa".
Gran simpatia anche dei genitori, fra l altro -roba da ridere- lui lavora dove lavoravo io dieci anni fa prima della mia seconda vita, ha come colleghi alcuni miei vecchi colleghi, gli ha mandato un sms "sono a mindelo con roberto", con grandi risate collettive per interposto internet.
Speriamo di poter partire presto, a fine mese salpiamo comunque per le Bijagos, visa oblige.

15 ott 2016

"Arrivano quelli dell'ARC"

Frase che taglia le gambe, non appena la si sente pronunciare da un qualche vicino: "il giorno tot arrivano quelli dell'ARC".
L'arrivo di quelli dell'ARC è un momento temuto da tutti: all'improvviso non c'è più acqua perché "è per quelli dell'ARC", se uno ha fatto amicizia con un vicino di ormeggio bisogna liquidarsi immediatamente perché siccome "arrivano quelli dell'ARC" le barche sono spostate a mezzo miglio di distanza l'una dall'altra, negozi di materiale vario all'improvviso non hanno più niente di disponibile perché lo tengono da parte potrebbe servire a "quelli dell'ARC", gasolio idem tutto per "quelli dell'ARC" che lo prenderanno tutto, gas Camping Gaz o Calor Gaz tutto esaurito "è per quelli dell'ARC" che notoriamente cucinano come pazzi; docce neanche a parlarne tutte riservate a "quelli dell'ARC".
Quando poi all'orizzonte appare la prima barca di quelli dell'ARC con la sua bella bandiera sventolante, oh che momento di grande letizia pensare che di li' a poco ce ne saranno altre 100-200, tutte identicamente belle e sfavillanti, le une accanto alle altre.
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Ok, messaggio un po' gratuitamente cattivo, pensa te mi sono anche (molto) trattenuto.

14 ott 2016

Scambio di sogni con Kuarup

A fianco a noi, ormeggiato Kuarup, barca brasiliana che ha alimentato un qualche mio sogno, la seguo ormai da vari anni..

Scambio di esperienze, Fabio (brasiliano ma origine italianissima, anche il passaporto) mi racconta dei suoi giri nel Nordeste e su per l'Amazonas (ha passato dieci anni lavorando come medico con alcuni gruppi di indios nell'alto Amazonas), dice che il suo sogno era la guinea bissau ma non ha tempo, partono domani da qui verso Fernando de Noronha.
Scambiamo con il nostro sogno, passare dove è andato lui.

Beleza, dizem os brasileiros. 

Mindelo, Cabo Verde

Arrivati a Mindelo un paio di giorni fa, da qui passeremo un paio di settimane nell'arcipelago, poi verso la Guinea Bissau.


Gomera Cap Vert 7 jours de navigation


Nous avons quitté la Gomera (île des Canaries) pour l'île de Soa Vicente au Cap Vert. Cette fois-ci ce n'est pas tant la météo que la date de notre visa pour la Guinée Bissao (notre prochaine destination après le Cap vert), déjà imprimée sur nos passeports qui nous pousse à partir.
D'ailleurs cela n'a pas manqué, à peine l'île disparaît derrière nous dans la brume que le vent faiblit. C'est pas désagréable, avec un vent arrière, le bateau oscille peu car une mer sans vent est une mer plutôt plate. Comme disent les filles, on a presque l'impression d'être amarrés au port. Notre vie à bord est en conséquence assez confortable et similaire à celle à terre : du CNED, la possibilité de cuisiner, on regarde même un Dvd en fin de journée.
Mais voilà, l'inconvénient de « peu de vent », est aussi « peu de vitesse ». Vers 2h du matin, notre bateau est quasiment à l'arrêt, pas d'autre solution pour Roberto que d'allumer le moteur. Ce dernier commence rapidement à émettre des sons suspects pour ensuite se gripper sérieusement et finir par s'arrêter définitivement. En pleine nuit notre skipper n'y peut malheureusement pas grand-chose. Les heures passent, nous faisons quasiment du surplace.
Il faut attendre le retour de la lumière du jour pour permettre à Roberto de se plonger dans la littérature référente au sujet et de plonger ensuite physiquement dans le cœur du moteur à la recherche de la cause de l'avarie. Pendant ce temps-là, le bateau ondule de droite à gauche, livré aux seuls mouvements des vagues.
Le temps passe, nous avons laissé à Roberto le champ libre à l'intérieur du bateau et dans le calme d'une mer d'huile sans vent et donc sans bruit, nous progressons dans l'étude des modules du CNED. Enfin, une tête émerge en nage, les lunettes au bout du nez, les mains noires de gazole mais le sourire aux lèvres : c'est bon, l'origine de la panne est identifiée et surtout se répare même en pleine mer. Encore une petite heure et le moteur repart, nous pouvons reprendre notre route. Nous avons quand même perdu quasiment une journée mais le morale de l'équipage est bon. Le reste de la navigation se déroule tranquillement, le vent se lève et nous pouvons à nouveau avancer à la voile. Cela bouge davantage à bord mais on ne peut pas tout avoir et puis de toutes les façons, nous sommes maintenant amarinés.
Nous fêtons l'anniversaire du capitaine en mer, c'est un grand jours puisqu'il réussi à pêcher 2 poissons d'affilée, mais nous la jouons pêche sportive (après la photo souvenir, nous relâchons nos prises). Faut comprendre, grâce à notre voisin de ponton de la Gomera, nous mangeons du poisson matin midi et soir depuis 1 semaine et nous rêvons plutôt  actuellement d'un bon hamburger. J'en suis pas fière mais c'est mon estomac qui parle.