22 set 2016

Le depart de Rota - Daphne

Il en fallait bien une et ce fut celle-ci : la pire navigation de notre histoire familiale «ever»
Le bulletin météo le confirme il est temps de bouger. Nous avons 4 jours de navigation avec des vents bien orientés pour arriver jusqu’aux îles de Madère.
Vers 10h du matin, nous levons les amarres.
10h30, pour une raison inexpliquée, de l’eau apparait au fond de la câle. A priori de l’eau douce donc en provenance d’un réservoir qui se vide dans le bateau. Rien de grave à ce stade, nous avons encore 2 autres réservoirs pleins et les réparations attendrons que nous touchions terre. Roberto et Bora pompent et épongent. 
Et puis ensuite tout va très vite, Le ciel est ensoileillé mais pas trop, une petite perturbation est passée hier et la mer en garde encore quelques traces, mais le vent bien qu’enocre modéré a lui aussi crée ses propres vagues et nous voilà dans le tambour d’un lave linge.
Tea et moi allongées dans le cockpit du bateau sans bouger, Bora les yeux figés sur l’horizon sans bouger non plus. Roberto imperturbable maitrise la situation, il a d’ailleurs  bien prévu les choses, des petits seaux individuels, bleu pour Tea et rouge pour moi.
Comme on a dit qu’on se disait tout voilà en synthèse : j’ai passé une journée dehors à vomir, puis une autre journée allongée dans la cabine sans pouvoir bouger et le matin du 3ième jour, après une nuit particulièrement agitée ( vent ayant forçit jusqu’à 30 nœuds, pointes à 35, Roberto a dû baisser la grand voile,   nous avançons bien trop vite avec un seul genois et la mer a de jolis creux), j’émerge pou vérifier que notre skipper est toujours là, à bord et aux commancdes. Il est allongé, rincé (dans tous les sens du terme) mais toujours en contrôle.
Les vagues commencent à s’organiser, le vent à redevenir raisonnable et le bateau progresse de façon moins chahutée. Notre processus d’amarination a lui aussi avancé, nous sommes dehors au grand air et j’arrive à regarder les vagues danser autour de nous sans avoir envie de vomir. Pour Tea c’est légèrement différent, elle mange et vomit sans grand émois, Bora elle a dû hériter de son père du privilège de ne pas être sensible au mal de mer. 

3 commenti:

Stranizza team ha detto...

Salut aux " tropicales "
compliments pour le courage de la famille, on a bien aimé l'idée du seau personel :)
Buon Vento de l'equipage de Stranizza , Antonella et Angelo

Philippe Blayo ha detto...

Bon courage Daphné ! Tes publications sont vraiment drôles à lire... Ici les pieds sur terre et le nez au sec ;) Bises.

Daph ha detto...

merci Philippe, je vais continuer à écrire car ce n'est pas la matière qui manque !