31 gen 2011

Si traversa, almeno si tenta

Bon, fatto quasi tutto, anche se l'ultima cosa da fare diventa sempre la penultima.
Domani o dopodomani partiamo, direzione Salvador, se ci stufiamo prima magari atterriamo su Fernando de Noronha o Natal, sarebbe piu' corta di qualche giorno.


Cercheremo di inviare la posizione con la radio, ma siccome andiamo verso sud ci allontaneremo ogni giorno un po' di piu' dai server (per ora essenzialmente US e Canada) quindi e' molto probabile che a un certo punto non passi piu', per questa nuova tecnologia Winmor siamo in territorio inesplorato -forse i primi esploratori ah ah ah.
Insomma, niente panico se il pallino blu si ferma in mezzo all'oceano.


A presto, speriamo con una Antarctica in mano sul Pelourinho e il tempo di mettere un po' di immagini sul sito, che qui dall'Africa... piu' di cosi' non potevamo




26 gen 2011

FRA - Voyage dans la bulle Brancaleone (de AnneetBenoit)

Come si dice, "riceviamo e volentieri pubblichiamo"

Debriefing final – Immense MERCI à tout l’équipage !

Ils auront mis le paquet l’équipage du Brancaleone pour nous recevoir et nous fabriquer des souvenirs impérissables. Dans le désordre :

- Une attaque rebelle à coup de kalachnikov. Enfin au milieu de la nuit nous avons cru reconnaître le son d’armes rendues célèbres par des films comme : « Voyage au bout de l’enfer », « Apocalypse now », « Rambo 1, 2, 3 & 4 ».

- Les soirées ciné à la tombée de la nuit à regarder des films pour enfant de 3 ans, en italien non sous-titré…

- Les promenades poubelles : 18 kilomètres à pied sous un soleil de plomb pour remettre des sacs puants au chef de village qui s’en débarrasse en les jetant dans le fleuve !

- Les « lariam days » durant lesquelles Daphnée et Roberto, sous l’effet de puissantes drogues, révèlent leurs côtés les plus sombres et menacent de s’immoler à chaque remarque jugée déplacée.

- La navigation de nuit au moteur dans une mer déchaînée et sans vent (oui c’est possible !) parsemée de pirogues kamikazes prêtes à mourir dans des collisions fatales.

- La même navigation de nuit qui se poursuit de jour, soit une vingtaine d’heures pour rejoindre Banjul, capitale de la Gambie, jolie station balnéaire réputée pour ses portes-containers et ses fonctionnaires corrompus.

- Le vidage du poulet à main nue au cours duquel la pauvre bête à peine morte s’est vu vider, par Anne, de toutes ses entrailles pour finir en délicieux curry préparé par Roberto.

- La vérification, preuves à l’appui que les expressions « mauvais comme une teigne », « attention c’est un teigneux » se vérifient sur le cuir chevelu (enfin pour ce qui leur reste de cheveux) de tout l’équipage (et de ses invités qui guettent l’apparition des premiers symptômes : champignons, démangeaisons, calvitie quasi instantanée).

- L’épisode du four qui suite à une mauvaise manœuvre, ou à un attentat délibéré (la police scientifique n’a pas encore tranché) faillit mettre fin à une traversée pourtant bien engagée.



En tout cas, mille merci à Daphné, Roberto, Bora et Téa pour cette dizaine de jours mémorables passés à bord.

Sachez que pour finir, quelques heures après avoir quitté le bateau, nous passions un très mauvais moment entre les mains de la police anti-drogue gambienne. Mais ceci est une autre histoire…



Vos visiteurs de Noël : Anne&Benoît







25 gen 2011

FRA - On touche le fond

Si au Sénégal nous avions rencontré quelques difficultés à nous réapprovisionner, en Gambie la situation ne s’est guère améliorée. A une différence près toutefois. Les réserves accumulées dans les cales du bateau depuis les Canaries début novembre et reconstituées partiellement à Dakar début décembre sont maintenant presque épuisées. Un mois s’est écoulé depuis nos dernières courses réalisées dans une superette à Ziguinchor pour agrémenter le séjour d’Anne et Benoit et depuis leur départ, c’est la disette.

Dans le réassort de ses échoppes, la Gambie bien qu’anglophone, donc théoriquement avec des goûts et habitudes alimentaires radicalement différentes d’un Sénégal francophone, lui ressemble pourtant étrangement. A croire que l’empreinte culinaire de leurs ex-colonisateurs n’est pas si forte que cela car ici aussi oignons et le lait en poudre se disputent la place de rêve en « tête de gondole » (ou bien partageraient-ils la mêmes réalité économique…)

Je dois reconnaitre ne pas avoir su, jusqu’à encore très récemment, accorder à l’oignon la place qu’il méritait vraiment dans notre alimentation (très riche en vitamine C, il nous préserverait du Scorbut). Voilà cette injustice à présent largement réparée puisque soupe à l’oignon, tarte à l’oignon, gratin d’oignons, spaghetti aux oignons constituent les piliers de notre alimentation.

Quand nous ne mangeons pas des oignons, nous vivons sur la fin de nos réserves de pâtes, céréales et de conserves sur lesquelles j’opère un rationnement calculé pour nous permettre de tenir jusqu’à Banjul.

Quand nous prononçons le nom de la capitale, les yeux des filles brillent. Nous leur avons expliqué qu’a priori, c’est du moins ce qui est écrit dans le pilote, nous devrions y trouver des supermarchés aux standards européens. Il y aurait donc en abondance tout ce dont elles rêvent actuellement, bonbons et chocolat, biscuits et biscottes, crackers et chips, Nutella et confiture, crème à la vanille et autres douceurs….Nous misons bien entendu sur l’existence de ces grandes surfaces pour remplir les cales du bateau en vue de la traversée dont la date se rapproche de plus en plus vite. Pourvu qu’ils soient à la hauteur de nos attentes !

23 gen 2011

FRA - Chut, nous ne sommes plus seuls

Voilà, après le Sénégal, son Siné-Saloum et sa Casamance, nous attaquons à présent la Gambie et remontons le fleuve qui a donné son nom au pays. Le fleuve Gambie beaucoup plus long que ses cousins sénégalais offre près de 150 miles de navigation, presque jusqu'à Georgetown, l'ancienne capitale du pays. De nouveaux paysages s'offrent à nous : la raison en est simple : plus on remonte en amont du fleuve, plus l'eau devient douce et la végétation s'adapte en conséquence. La flore change et la faune aussi. Ici finies les baignades dans les bolongs à moins de vouloir barboter avec des hippopotames ou des crocodiles. Et oui, on touche l'Afrique du bout des doigts, ou pour être plus exacte du bout des jumelles. Notre navigation nous amène après quelques jours dans une réserve naturelle constituée des plusieurs îles où évoluent en liberté crocodiles, hippopotames, babouins et chimpanzés. C'est du moins la liste que nous avons pu dresser mais aux dires des rangers que nous croisons, il y aussi d'autres espèces de singe protégées que nous n'auront malheureusement pas le loisir d'observer car ils résident sur des îles plus en retrait.
Nous avons quand même la chance de croiser un crocodile qui traverse tranquillement le fleuve devant notre bateau imperturbable, il est vrai que nous avons plus à craindre que lui. Et le long de la berge, des hippopotames nous offrent aux heures chaudes de la journée le spectacle rafraichissant de leurs baignades et jeux d'eaux.
Une grande excitation règne sur le bateau. Mais pour être tout à fait honnête, au premier hippopotame, les filles partagent notre enthousiasme. Ensuite, Tea lasse de regarder ses pieds avec les jumelles (devenues trop lourdes pour qu'elle puisse les porter à bout de bras) s'endort dans le carré et Bora fatiguée de scruter l'horizon à la recherche d'une ombre qui bouge, finit par sortir ses feutres et dessine ses propres crocodiles. Roberto et moi continuons à faire des ronds dans l'eau avec le bateau devant « Baboon Island » en observant le spectacle des rangers de la réserve nourrissant les singes. Nous jetons l'ancre un peu en retrait de l'île et passons la nuit là. Tranquillement serait un bien grand mot, car on entend les singes se disputer, les hippopotames souffler dans l'eau, et je préfère ne pas imaginer ce que les crocodiles sont en train de faire. En tous cas nous ne mettrons pas l'annexe à l'eau dans le coin pour aller vérifier.

Jufureh, a casa di Kunta Kinte

Kunta Kinte, ve lo ricordate ? Radici, di quando eravamo piccoli noi (+-) quarantenni...
Qui davanti Jufureh, suo sedicente villaggio di origine. Per cosi' dire, ci sono state tante discussioni sulla veridicità del racconto, soprattutto vedendo quanto sia diffuso il patronimo Kinte (da solo o nelle varianti Pakinte, Bokinte, Makinte, eccetera) ma il potere evocativo resta.
Gambia terra di Mandinka, fra le varie etnie.

19 gen 2011

A prua papà! Coccodrilli, ippopotami, scimpanzé!

Dopo aver risalito il fiume Gambia per quasi 150 miglia, ecco un terzo mondo, dopo il deserto del Sine Saloum e le mangrovie della Casamance: si passa fra rive di foresta altissima, vegetazione di acqua dolce, isole impenetrabili.
Ma soprattutto fauna.
Un coccodrillo ci passa tranquillo davanti alla prua (tranquillo lui, io mica tanto), sulla riva saltano degli ippopotami, poi si immergono lasciando fuori solo occhi naso orecchie. Nella zona parco nazionale seguiamo con il Branca i guardiani che buttano da mangiare a scimpanzé e babbuini, è un'ora di puro spettacolo. Ride e strilla anche Tea, mentre guarda attraverso il binocolo tenuto alla rovescia.
Di notte all'ancora le scimmie attorno fanno ruggiti da felini, gli ippopotami sbuffano sciaguattando, divertendosi come matti sembra, è come essere allo zoo solo che nella gabbia ci siamo noi.
Dormire? Hmmsi', più o meno.
Confesso che ci siamo spinti fino a quassù per portarci le bambine (la frase del titolo chi se la scorda più), col senno di poi forse ci siamo estasiati di più noi adulti. I giorni dopo ancora animali ma passata la sorpresa iniziale, la concorrenza di Lego e Playmobil è imbattibile.
Dei cavi dell'alta tensione impediscono di continuare più a monte senza trasformare il Branca il piroga, cominciamo a riscendere.

[sempre via Winmor]

14 gen 2011

FRA - Que de souvenirs

Après le départ d'Anne et Benoit, nous ressentons tous les 4 un grand vide ! C'est d'ailleurs Tea qui a su le mieux l'exprimer le lendemain, après un petit déjeuner bien terne : « je voulais garder Annetbenoit moi !». Il faut dire qu'ils ont choisi le pire moment pour nous quitter : un Lariam's Day (journée consécutive à la prise du cachet hebdomadaire de Lariam, traitement préventif contre le palu), durant laquelle nous ressentons généralement certains effets indésirables du médicament : mélancolie, voire des idées noires, nervosité, voire irritabilité. Alors, forcément, leur départ a pesé sur notre moral déjà fortement attaqué par le médicament.
Mais que de souvenirs ! Les filles ne sont pas prêtes d'oublier ce Noël africain avec « Annetbenoit ».
D'abord, c'étaient les vacances pour Bora, pas de cours de CNED durant cette période, que des activités manuelles (sa grande passion) ; dessins et peintures sur les thèmes : père Noël avec ses rennes, père Noël debout, père Noël assis sur son traineau., confection de cartes de voux, de guirlandes, de lutins., tout pour décorer le bateau. Ensuite Anne avait apporté des bonbons Haribo et des Malabars et nous avons décrété « open bar bonbons » durant tout leur séjour (pour tout le monde bien entendu).
Difficile de décrire la joie dans les yeux de Tea le matin du 25 décembre quand elle a touché la barbe du père Noël, ne sachant pas trop si c'était Lui en chair et en os, ou bien Benoit déguisé.
Anne avait glissé dans la hotte du père Noël (c'est-à-dire dans le sac de voyage de Benoit) des jeux de société. On était d'ailleurs en droit de se demander, en les regardant jouer, qui entre Bora et Anne y prenait le plus de plaisir. Nous avons organisé des tournois de Uno, de « qui est-ce ? » et de Doddle, en fin d'après-midi après le dernier bain dans le bolong. Enfin à la nuit tombée, nous sortions le lecteur DVD dehors et nous nous mettions autour de la table pour visionner les films cultes de Bora et Tea : Niko le petit renne, Shrek 1, l'âge de glace 3. A cette occasion, la « boite à coup dur » (boite remplie exclusivement de chocolat, gâteaux et sucrerie et destinée en principe à apporter un peu de réconfort durant les longues heures de navigation de nuit) pouvait être exceptionnellement ouverte et chacun pouvait y piocher son moment de douceur, une barre de Mars, des carrés de chocolat Crunch...
Alors, forcément, comment ne pas avoir une pensée de nostalgie en voyant « AnnetBenoit » s'en aller et tout ce qui a accompagné leur séjour.

12 gen 2011

FRA - Les adieux

Voilà, ce jour devait malheureusement arriver, « Annetbenoit » nous ont quitté hier après 2 semaines passées à bord avec nous. Un Noël et un Nouvel An après, ils ont décidé d'aller barouder quelques jours dans le Sine-Saloum avant de reprendre l'avion pour la France. Nous étions si bien ensemble ! Au point que Roberto et moi avions vu le moment où ils allaient envoyer à leur employeur respectif une demande de congé sabbatique pour traverser l'océan Atlantique avec nous jusqu'au Brésil. Mais, nous ne pouvions les laisser mettre en péril de si belles et si prometteuses carrières sur un coup de tête. Il était de notre devoir et de notre responsabilité d'intervenir, comme seuls de vrais amis l'auraient fait et de les aider à quitter le petit havre de paix que nous avions fini par construire.
Compte-tenu de l'état de complète béatitude dans lequel « Annetbenoit » étaient plongés, il nous a fallu attaquer fort pour les ramener à la dure réalité de la vie. D'abord en Casamance, nous nous sommes retrouvés à moins de 30 km d'affrontements entre rebelles indépendantistes et militaires qui ont, parait-il, fait 7 morts. Mais cela ne les a pas davantage angoissés, « Annetbenoit ». Nous étions sur l'eau alors que les coups de feu étaient à terre. Par mesure de précaution, nous avons quand même quitté la zone et décider de passer en Gambie. Pour nous y rendre au lieu de la journée de navigation initialement prévu pour parcourir les 60 miles nautiques qui nous séparaient de Banjul, la capital, il nous a fallu le double. Et quelle navigation ! tout le long au moteur, à remonter contre le vent et à forcer les vagues, au point de ne pas pouvoir dépasser la vitesse de 3 nouds. Bora vomit 2 fois, Benoit accepte de tester mon nouveau médicament espagnol contre le mal de mer, et Anne lutte contre la nausée en avalant une tartine de Nutella et en s'allongeant pour attendre que cela passe. Quand, après une nuit entière de navigation houleuse (durant laquelle seule Anne a dormi comme une souche), Roberto nous annonce qu'avec nos conditions actuelles de navigation, nous en avons pour encore 12 heures avant d'arriver ; même pas un mouvement de découragement, situation complètement maitrisée par nos 2 amis qui ne se laissent pas démonter par ces désagréments. Nous finissons quand même par arriver à Banjul, après avoir doublé le temps de voyage initialement prévu, il est trop tard pour faire les démarches auprès de la douane et de la police, une journée donc de perdu pour eux, mais ils ont toujours le sourire. Le lendemain matin, Roberto part à terre pour régulariser notre situation et nous attendons à bord. Nous avons mouillé dans le port commercial de la capitale, donc dans un cadre assez dénudé de charme. Le vent se lève et une houle particulièrement désagréable se forme rendant le séjour à bord très inconfortable. Ajouter à cela l'impératif que j'ai de faire faire à Bora son évaluation en « éveil musical » pour qu' « Annetbenoit » puissent l'envoyer au CNED à leur retour en France, (je ne souhaite pas tester la fiabilité de la poste gambienne), ce qui signifie pour eux subir pendant 2 heures la répétition d'une même chanson à la recherche de la juste tonalité. Voilà le cocktail que nous avons concocté avec Roberto pour aider « Annetbenoit » à nous quitter. Il est plutôt réussi car ils décident après moult hésitation de nous quitter à Banjul (après 24h seulement passé en Gambie) pour prendre un ferry qui les ramènera au Sénégal.

10 gen 2011

Un altro capodanno africano, ovvero tutto cio' che non vi abbiamo raccont

La nostra storia africana nascosta (soprattutto per la salute dei nonni), wikileaks sembra si dica ?

26.12 All'ancora in un bolon a nord del fiume Casamance, di notte si intravvedono razzi di segnalazione in lontananza, con suoni sordi. Toh, accendiamo li VHF ma nulla di particolare.
Visto un razzo di soccorso una volta, non lo si confonde più: non erano fuochi d'artificio.

27.12 Usciamo da Ziguinchor (capoluogo della Casamance), verso il bolon di Ariandaboul. A mezza strada incrociamo una piroga che va in senso opposto dalla quale ci fanno segni di invertire rotta e tornare indietro.
Saranno forse saluti ? Cosa si chiede uno in quei momenti ?

27.12 pomeriggio, RFI Radio France Internationale informa: "Casamance, riaccensione della rivolta, 5 soldati morti in scontri fra ribelli della Casamance e truppe governative".

Approfittando dei legami con un ufficiale dei "renseignements" militari francesi, chiediamo lumi, tutto ufficiale ma in diretta: c'è stato un attacco dei ribelli a Bignona, villaggio dell'interno sulla strada fra Ziguinchor e Dakar". Azione episodica ma sembrano bene armati. E' a qualche decina di km da dove siamo.

Messaggini con mia sorella: "Un centinaio di ribelli fortemente armati hanno cercato di prendere il controllo di Bignona. 7 militari morti, di cui 4 a causa del rovesciamento di un camion (AFP)."
"Qualche mese fa intercettato a Lagos un cargo con armi iraniane a destinazione del Gambia, dirette ai ribelli della Casamance".
Forse un altro container è riuscito a passare.

28.12 Andiamo verso sud, per allontanarci dalla zona: bolon di Cajinolle. Escursione in gommone, tramonto.
Mezz'ora dopo il tramonto, grandi sparatorie, stavolta a qualche centinaia di metri, forse un chilometro, chi sa distinguere a che distanza spara un M16? Un villaggio viene oscurato, ancora spari di mitra.
Si si, erano mitra.
Cavolo, che facciamo ? Benoit è tranquillo (o fa finta), beato lui comunque, io molto meno.
Abbassiamo la luce di fonda fino in coperta, bassa bassa da lontano magari non si vede, ma se passano piroghe a tutta velocità magari non ci vengono proprio a tagliare in due.
Yep, alcune piroghe sono lunghe 15-20m e pesano 10-20tonnellate.

In due secondi mi passa in testa: andare a terra col gommone e lasciare la barca, prendere la barca e scappare dal bolon di notte, se ci attaccano devo mettere le figlie a centro barca con i serbatoi di acciaio sui lati magari sono un po' più protette. Partire direttamente per il Gambia. Tornare a Ziguinchor. Come di fa a scomparire ?
Ma è il Lariam, si sa.
Notte insonne.

29.12 "Risveglio", se cosi' si puo' dire. Di giorno sembra tutto più banalmente normale, le mangrovie sono sempre li'.
Andiamo subito via. L'addetto consolare di Ziguinchor ci ripete al telefono la storia ufficiale "nessun problema a Ziguinchor o Cap Skirring, ma fare molta attenzione altrove". Cosa vuol dire in pratica "fare molta attenzione" nel 99% del resto del territorio ?

Andiamo verso Elinkine, bolon a sud dove c'è un grosso posto militare: sarà meglio ? o i ribelli fortemente armati potrebbero decidere di fare un colpaccio e prendere la base.
Riviene in mente l'offensiva del Tet, siamo quasi a capodanno.
Altro mondo, tutto tranquillo, passiamo due giorni di gran pace, riusciamo persino a fare gli auguri.
Poi a partire verso il Gambia, va.

Nonni non vi preoccupate, le nipotine le teniamo da conto, visto ?

06 gen 2011

In Gambia

Dopo le (probabilmente) peggiori 24 ore di navigazione da quando siamo partiti, eccoci in Gambia.
24 ore di motore, onda lunga incrociata, piroghe senza luci di notte e pescherecci coreani che mandavano musica sul canale 16, eccoci a Banjul, capitale del Gambia, Stato incastrato dentro al Senegal.
Si parla inglese, è tutto più tropicalmente British.
Dodici ore per fare le carte di ingresso.
Dodici.
ANcoraggio esposto quindi mentre io bollivo negli uffici di Dogana, Immigrazione, eccetera, gli altri avevano mezzo mal di mare, all'ancora. Giornatina carina per tutti.
Stamattina Anne e Benoit sono ripartiti, noi siamo ripartiti verso i bracci secondari del fiume.
Lamin Lodge, pace e tranquillità.
Una barca di Gibilterra con una famiglia tedesca: una bambina di sei anni e una di tre mesi, nata in "ospedale" a Elinkine, villaggio di qualche centinaio di abitanti dove eravamo ieri l'altro.
Per ora, checché ne dicano i francesi, impressione di una cordialità maggiore dei Gambiani che non dei Senegalesi, ma chissà vedremo le settimane prossime.
Passata la Befana, tolte le decorazioni di Natale (rimane una ghirlanda viola avvolta attorno al tubo centrale del bimini), la barca risembra un po' una barca.
Oddio...

02 gen 2011

Retrouvailles (version D+R)

Les retrouvailles 1 semaine après (version Daphné & Roberto)

Anne et Benoit sont maintenant depuis une semaine avec nous à bord. Nous poursuivons avec eux l'exploration de la Casamance, en alternant journées de navigation sur le fleuve et excursions à terre dans les villages. Nous arrivons le 30 décembre à Elinkine, village de pêcheurs d'une taille raisonnable qui nous laisse espérer pouvoir faire des courses en vue de la constitution du repas de réveillon. Du bateau, nous observons les pirogues qui rentrent de la pêche et Benoit émet l'idée d'un poisson grillé au BBQ. Le lendemain matin nous mettons pied à terre en face d'un campement villageois où nous glanons des informations essentielles : il y a bien un marché pour les produits frais et même une petite épicerie avec des produits européens, donc probablement la possibilité d'acheter quelques bières voire une bouteille de vin. Nous partons donc à la recherche de tous ces endroits si prometteurs. Arrivés devant l'épicerie, nous trouvons les portes closes, le propriétaire célèbre le baptême de son fils. Nous nous rabattons sur le marché où nous apprenons que peu de pêcheurs étant sortis en mer aujourd'hui, jour de réveillon, il n'y a pas de poisson à vendre. On retourne alors au campement pour organiser une cellule de crise et .déjeuner. J'énonce ce dont nous disposons à bord afin d'élaborer le menu :
- pâté de campagne en boite et pain de mie sous vide constitueront d'excellents canapés pour l'apéritif. (nous avons fini, à l'occasion du repas de Noël, le foie gras qu' « Annetbenoit » nous ont apporté de France).
- l'énorme courge acheté au marché de Ziguinchor avec des oignons et des Pommes de terre (les rares légumes qu'on trouve un peu n'importe où) gratinés au four constitueront un parfait plat de résistance.
- Enfin avec une tablette que je conserve religieusement depuis les Canaries, je peux confectionner un moelleux au chocolat pour le dessert.
Pour agrémenter le tout, le gérant du campement accepte de nous vendre des bières pour porter à bord du bateau à condition que nous lui rapportions les bouteilles vides le lendemain.
Et voilà, notre repas de réveillon organisé, il ne nous reste plus qu'à retourner à bord pour le confectionner. Anne monte les blancs en neige en moins de temps qu'il n'en faut au chocolat pour fondre. A côté, Benoit a sorti la machette et s'attaque à la courge. Pendant ce temps-là, Roberto a allumé la radio et envoie notre message de voux sur le blog. Bora nous aide à laver la vaisselle en commençant par lécher la casserole du chocolat fondu et Tea dort béatement sur la banquette à l'écart de cette frénésie. A 19h, nous sommes prêts pour l'apéritif, il commence à faire nuit, il y a peu de chance que nous tenions jusqu'aux 12 coups de minuit .. mais Bonne Année quand même !

Retrouvailles (version Anne et Benoit)

Les retrouvailles 1 semaine après (version Anne & Benoît)

Après quelque jours d'adaptation à la vie à bord, Anne et moi avons adopté le rythme, avons intégrés les subtilités des rapports humains, avons attrapé les réflexes qui peuvent sauver des vies, avons intégré les innombrables consignes de sécurité. bref, nous sommes devenus des équipiers modèles dont l'absence se fera certainement durement sentir après le départ prévu aux alentours du 4 janvier.
A ceux qui oseraient venir passer quelques jours sur le bateau dans les années à venir, nous délivrons ici les règles essentielles de la vie à bord, véritable guide pratique de l'équipier :

Règle n°1 : les horaires
La vie à bord est réglée par les cycles de la nature, la lune, le soleil, les étoiles sont l'horloge qui donne les repères essentiels. enfin presque. Car à ceux-ci, il faut rajouter l'heure de la météo marine (9h30 et là pas question de bouger un orteil), l'heure de la communication radio avec des inconnus au bout du monde (8h00 et là pas question de bouger une oreille au risque de perturber les transmissions), l'heure de la toilette de Roberto (après la météo marine), l'heure du ménage (pas vraiment un indicateur fiable car pour Daphné c'est toujours l'heure du ménage) l'heure du repas (12h30 et pas plus tard sinon Anne grogne), l'heure des activité pour les enfants (avant 16h30 car après c'est le gouter), l'heure du gouter, l'heure de l'apéro puis celle du dîner et enfin l'heure d'aller se coucher (jamais après 21h30 car passé l'heure Benoit a du mal à garder les yeux ouverts).
Bref, une vie de liberté totale balisée par quelques contraintes horaires !

Règle n°2 : les relations humaines
A bord les relations humaines sont fonction des caractères de chacun (tous excellents et compatibles c'est tant mieux), de l'âge, des aptitudes physiques (illimitées pour les garçons et charmantes pour les filles), de la ou des occupées fonctions sociales sur le bateau (les derniers arrivés doivent faire leurs preuves à la vaisselle ou au baby-sitting, Roberto étant incontournable dans la conduite du bateau et Daphné irremplaçable dans la logistique boire & manger) et de l'effet Lariam. En effet, mercredi Daphné et Roberto prennent leur Lariam, traitement contre le paludisme efficace mais avec quelques effets notables sur la santé mentale (sentiment d'inutilité, chagrin, idées noires.). Le jeudi, lendemain de la prise, il suffit juste de se tenir tranquille pour éviter de déclencher les crises, sinon gare aux conséquences. on vous laisse le plaisir de les découvrir !

A suivre.
Règle n°3 : boire et manger
Règle n°4 : jeux et animations à bord
Règle n°5 : hygiène, propreté et beauté