29 set 2010

Ancora solitari, Laura Dekker

Dopo aver incontrato Yun, il (primo?) coreano che sta facendo il giro del mondo in solitario, ieri siamo arrivati qui e guarda di fronte a chi siamo ormeggiati

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Guardando meglio

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la ragazzina olandese di 14 anni partita per fare il giro del mondo in solitario, di cui si è parlato per le vicissitudini anche legali che l'hanno accompagnata.

Non che sapessi chi fosse, ma ogni volta che passa qualcuno, a piedi o in barca, si sente chiamare "Laura, Laura", oppure "Lora, Lora" da chi si spinge più avanti col multilinguismo.
Lei poveretta sempre chiusa dentro, non esce mai fuori dalla barca.

Verrebbe da pensare che se uno parte per il giro del mondo in solitario avrebbe magari voglia si starsene un po' per i fatti  propri, ebbene poveretta ha cominciato proprio bene ah ah ah.

Pero', bisoagna parlare anche della madre. Arriva uno spagnolo -un po' insistente a dire il vero- che si mette dietro la barca e la chiama e ri-chiama, finché esce fuori la madre.
Il tipo chiede di poter essere fotografato accanto alla ragazzina, solo una foto: la madre risponde che la figlia sta facendo i compiti quindi non puo' essere disturbata.
Passo dopo allora ? No, niente foto.
Pero', pero', la madre aggiunge subito che se il tipo vuole una foto, basta che contatti la figlia con un email attraverso il sito, si vedrà proporre un'offerta di "partenariato," quindi tramite finanza potrà avere la sua foto.

Lo spagnolo sembra non capire, la madre ripete esattamente le stesse cose, tutto chiaro, anche troppo.
Alla faccia.

Comunque, qui nella costa sud è tutto decisamente più bello rispetto a Las Palmas, almeno secondo i nostri gusti (grazie Mario - Gambalunga!  ps ti ho risposto di là).
Ieri ci siamo comunque beccati i "soliti" 30-35 nodi  belli stabiliti della zona di accelerazione SE dell'isola, per fortuna da dietro ma accidenti a un tratto faceva davvero freddo.
Stiamo un po' di giorni qui in zona, c'è addirittura qualche ancoraggio figuriamoci!



Aggiunta:
Roba da pazzi! Nel paio d'ore scorse da quando ho inviato il messaggio sopra sono già ripassati due gruppetti di gente alla ricerca della ragazzina.
Daph stamattina aveva detto: che dici l'invitiamo per un piatto di pasta stasera, magari si sente sola ?
Roba che bisogna passare dalla madre, iscriversi in lista d'attesa "partenariato" con prenotazione per un tre stelle Michelin.
Giusto perché non ce ne sono con quattro.


26 set 2010

Valigia con lo spago

Dentro la valigia legata con lo spago, "provviste" da immigrati, o piuttosto emigrati



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domani o dopodomani ripartiamo, promesso; la crescente "atmosfera ARC" assomiglia sempre più... beh è politicamente scorretto dirlo ma, bof, venite a vedere, sorprese molto positive o molto negative assicurate -.;)
 
 
 

24 set 2010

...e ritrovo

"Abbandono e ritrovo", roba da Jane Austen.
Danielle Steel, libri con copertine in rilievo, caratteri dorati, firme in caratteri svolazzanti? Oh yeah

Tornati a Las Palmas. Nonostante tutti gli incubi, la barca non è affondata; le figlie durante il viaggio hanno ripetuto -per la più gran felicità del padre- "non vediamo l'ora di arrivare in barca, branca branca branca", non fa rima ma è come se lo facesse.
Tempo strano, una depressione tropicale poco a SW, umidissimo, ora caldissimo ora freschissimo.
La TT è cascata su un nastro trasportatore, bocca piena di sangue, a fianco della nostra una barca di danesi, la signora era guarda caso dentista infantile, dietro promessa di duecento caramelle Tea si è lasciata guardare i denti: per fortuna nulla di rotto.
Bora invece ha due nuovi denti, di quelli che escono fuori a sei anni senza che ne debbano cascare altri prima, là dietro. E chi li aveva visti.
Pur standoci assieme 24/24, le figlie riescono comunque a tirar fuori delle sorprese.

Accomodata la macchina da cucire, rifatti nuovi tutti i cuscini della cabina di prua della TT perché dopo un paio di "incidenti" lava e lascia pure al sole ma cominciavano ad avere un certo odore.

Voglia di ripartire, ri-uscire in mare. Va be' gli equilibri familiari, ma non si puo' lasciare una barca in un porto cosi' a lungo.



11 set 2010

Abbandono

Orrore, abbiamo abbandonato il Branca tutto solo per tornare in Italia, i nonni reclamavano le bambine.
Groppo in gola quando ho chiuso a chiave la barca. In vista dell'Adriatico dal treno ho detto a Daph: accidenti guarda che mare non avresti voglia di fare un giro in barca ?
Nell'indecisione, per fortuna non mi ha tirato una scarpata ma ha solo scosso la testa sconsolata.
A casa dei miei, Tea (abbiamo fatto i conti ha passato un sesto della sua vita in mare) la sera dice "vado in cabina a mettermi il pigiama", Bora invece chiede "la luce rossa" per addormentarsi.


Un filmino che mi ero lasciato per i momenti lontani.

03 set 2010

Comment se déroule la vie à bord 3ième partie : une journée de navigation.

Après la sortie du port, une fois les amarres et les pare¬-battages rangés, on prend le petit-déjeuner. Les filles finissent par se réveiller et nous rejoignent dehors. Ensuite en fonction des conditions de navigation (gîte ou pas gîte houle ou pas houle), on improvise des activités à bord. Roberto sort l’attirail de pêche. Mais à l’heure où j’écris ces lignes, mis à part un casier, et de nombreuses algues, notre prise se limite à un unique poisson. Ce fut d’ailleurs le meilleur poisson que j’ai mangé de ma vie, mais je crains que mon jugement soit quelque peu altéré par les conditions miraculeuses de sa prise et par mon estomac affamé à l’heure où il a mordu à l’hameçon. A une autre occasion, alors que nous naviguions dans une zone fréquentée par des poissons « sauteurs », l’un d’entre eux a terminé son vol dans notre cockpit. Nous l’avons bien entendu rendu à la mer, n’ayant pas le cœur de manger ce malchanceux. Bora qui dispose aussi d’une canne à pêche a dernièrement décrété que « pêcher était ennuyeux car cela consistait à attendre un évènement qui ne se produisait jamais ».

Le bateau est équipé d’un pilote automatique qui le maintient sur la route déterminée par Roberto et nous libère donc, quand cela est rendu possible, de l’obligation de rester à la barre. Demeure quand même l’activité de veille. Le long de la côté marocaine, il fallait une surveillance continue pour slalomer entre les bateaux de pêcheur et leur filet. Depuis que nous sommes dans les îles Canaries, nous croisons la route de bien peu de monde et avons l’impression d’avoir l’océan pour nous tous seuls.

Sinon nous avons rencontré bien entendu des dauphins. Ils se déplacent à plusieurs et aiment généralement jouer avec les voiliers en croisant à l’avant comme s’ils dansaient avec le bateau. Nous aurions aussi croisé un requin, mais seul Roberto l’a vu et lui-même reconnait être un inconditionnel du film de S.Spielberg, « les dents de la mer 1 (les suivants étant selon lui beaucoup moins réussis).

Quand la navigation le rend possible, j’occupe les filles avec des coloriages, dessins et gommettes. Nous avons aussi une reconnaissance infinie pour l’inventeur des playmobiles qui nous permettent d’occuper de nombreuses heures en mer. J’ai bien essayé de mettre à profit ces moments en faisant un peu d’école avec Bora mais j’ai du rapidement renoncer. Après quelques minutes passées devant les cahiers, je me précipitais, verte, à l’extérieur du bateau, l’estomac au bord des lèvres.

Sinon, le reste du temps, les filles lisent ou somnolent. Tea coincée dans une couchette avec une toile anti-roulis, s’abandonne facilement aux bras de Morphée.

Un des bonheur de la navigation sur Brancaleone réside dans le fait qu’il y est permis de manger des bonbons Haribo en regardant un dessin animé. (Activité non autorisée en temps normal au port). Actuellement nous sommes en boucle sur « Niko le petit renne » un conte de Noël dans lequel un petit renne part à la recherche de son père inconnu, qu’il sait membre de la brigade du père Noël. Bien que très en avance sur la saison, Bora a déjà rédigé sa liste pour le père Noël et travaille à l’élaboration d’une carte de remerciements. Elle est toutefois préoccupée par le fait que nous soyons en mer et se demande comment le père Noël vous nous trouver pour livrer les cadeaux et en plus il n’y aura ni neige pour son traineau ni sapin au pied duquel déposer les paquets !!!!

Quand nous arrivons au port, généralement elles sont scotchées devant leur film et nous laissent donc manœuvrer en toute sécurité.

Une fois le bateau amarré, il n’y a plus qu’à le remettre en ordre, refaire le rituel « du déplacement de l’objet » mais cette fois-ci en sens inverse, remettre à l’extérieur ce qui était stocké à l’intérieur, brancher le tuyau d’eau au ponton pour ne pas vider les réservoirs, brancher l’électricité si on a des appareils à recharger et surtout ouvrir le frigidaire et en sortir une bonne bière fraiche avec un paquet de chips et se réjouir d’être arrivés à destination sans encombre.



02 set 2010

Comment se déroule la vie à bord 2ième partie : une journée de navigation.

Ces journées-là ne s’improvisent ou alors très péniblement. Je n’aborderai pas ici la préparation technique du bateau qui est supervisée et réalisée dans son intégralité par son capitaine mais plus généralement, la logistique familiale.

La veille du départ, il faut penser et organiser le ravitaillement. Cuisiner à l’intérieur d’un bateau qui gîte et quand on est sujette, comme moi, au mal de mer relève du masochisme. Et ne pas nourrir le capitaine et son équipage est une très mauvaise idée, la faim pouvant altérer ses capacités techniques ou provoquer une mutinerie chez les mousses. Voilà pourquoi nous nous mettons d’accord avant sur ce qu’on va manger (en navigation, se sustenter est un moment de réconfort, il ne faut donc pas le rater), et dans la mesure du possible, je prépare tout la veille. On évite les plats en sauce, (toujours rapport à la gîte du bateau et aussi à leur caractère peu digeste, donc risqués en cas de houle) mais il n’y a pas de raison de mal manger sous prétexte que le bateau bouge.

Le matin du départ, (généralement un peu avant le lever du jour) on met le bateau en condition de navigation. On cherche à partir le plus tôt possible pour arriver le soir avec un reste de lumière du jour, c’est préférable quand on rentre pour la première fois dans un port inconnu. Dans le cas de traversées un peu plus longues cela nous permet aussi de naviguer quelques heures pendant que Bora et Tea finissent tranquillement leur nuit.

Mettre le bateau en condition, concrètement cela veut dire : tout ranger de façon à éviter de voir la vaisselle, les crèmes solaires, les ordinateurs, les appareils photos, la dinette des filles et la bouteille de vin entamée la veille (non, ceux qui nous connaissent savent bien que Roberto, en homme responsable et conscient du danger potentiel, se charge toujours de la terminer le soir même) valser dans un sens quand le bateau se mettra à gîter et parcourir le chemin inverse au premier virement de bord.

Il faut aussi appliquer le bon vieux principe du « déplacement d’objets ». Je m’explique : tous les objets n’ont malheureusement pas de place attitrée à bord (à mon grand désespoir). Quand nous sommes à quai, la poussette, les portes du bateau, la douche solaire, les chaises en plastique des filles etc…élisent domicile à l’extérieur du bateau, là où ils nous sont le plus utiles. En navigation, tout cela doit trouver une place à l’intérieur, au risque sinon de finir à la mer (comme ce fut le cas de notre dernière douche solaire oubliée à l’avant du bateau et qui n’est pas arrivée à bon port, du moins pas le même que nous) ou d’entraver les manœuvres. Généralement, nous accumulons tout cela dans notre cabine, utilisée seulement pour dormir la nuit, elle peut aussi bien se transformer en débarras durant la journée. Une fois le transfert opéré, les écoutilles fermées, on peut se préparer à lever les amarres.

01 set 2010

Vicini del branca (2)

Qualche giorno fa abbimao messo un messaggino sulla barca con M.Yun, segue qualche altra indiscrezione.

Grazie alla lingua dei segni (più che all'inglese), siamo riusciti a parlare un po' con M.Yun, abbiamo cenato assieme ed era la prima volta che mangiava la pizza (si', si'!), lui ci ha portato delle verdurine saltate con una salsina loro (se ne è portati dietro cinque chili, di salsina). Forse non la più equilibrata delle diete ma comunque molto saporita.
Allora, lui sta cercando di essere il primo coreano a fare il giro del mondo in solitario.
In barca ha delle specie di siluri in inox appesi ai pulpiti di prua e di poppa, non si capisce bene cosa siano ma guardando bene si scoprono delle telecamere, si filma sia da prua che da poppa.
Ogni tanto ha dei contatti con i giornali o i telegiornali coreani e si fa un po' di pubblicità, ci ha detto che ha avuto diverse volte una pagina piena in un quotidiano coreano.

Racconta di come andando in uno dei marina di Israele, due vedette gli si siano messe ai lati e abbiano giocato sparandogli a destra e sinistra, ridendo e sparando.
Poi gli hanno fatto dei controlli per sei ore, controlli "che quelli fra corea del nord e corea del sud fanno ridere".

In Corea navigare con la luna piena porta male, lui è terrificato ogni volta che deve navigare con la luna piena.

Ha dei tempi abbastanza stretti: "per arrivare o partire dalla Corea ci sono due mesi di tempo: prima c'è un monsone molto forte, poi due mesi di intervallo, poi cominciano i tifoni, devo arrivare prima del tot mese". Glups.

Questo è il suo sito, spiega come mai le notizie che abbiamo siano un po' frammentarie e magari non corrispondenti alla realtà, verificate da soli

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