17 feb 2017

départ du Brésil

Nous quittons Fortaleza pour remonter tranquillement vers le nord. Nous installons notre mouillage devant Jericoacoare et attendons Anne et Benoit qui arrivent de Toulouse pour passer un peu de temps à bord avec nous. La vue sur la dune de sable est magnifique, seul endroit au Brésil où le soleil se couche sur la mer. C'est aussi le haut lieu du kite surf, les alizés y soufflent fort et quasiment 365 jours par an. Il faut se rendre à l'évidence impossible d'aller à terre en annexe et encore moins d'y embarquer nos amis. Alors on se donne rendez-vous à Luiz Correia, port de pêche avec un ponton nous permettant de les accueillir. Ainsi lundi 29, nous réceptionnons nos voyageurs à l'arrêt de l'autocar.

Acte 1 : le paradis

Après les retrouvailles, le ravitaillement et le plein d'eau nous partons pour les îles de Lençois. Il s'agit d'îlots de dunes de sable blanc avec à certains endroits des nappes d'argile qui durant la saison des pluies retiennent l'eau et forment de piscines naturelles. A part des villages de pêcheurs, il n'y a rien ni personne, l'endroit est sauvage et juste magnifique. Avec le kayak on se promène dans les bolongs en observant les oiseaux et on nage à partir du bateau jusqu'à la dune. En fin de journée, nous jouons à des jeux de société avec les filles ou nous parfaisons la culture générale d'Anne et Benoit avec quelques films d'animation : Rio parce que le Brésil, Zootopie parce que Tea veut devenir policière et Vice-versa parce que cela permet de chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête de Bora.


à suivre

5 feb 2017

Ripartiti!

Ripartiti da qualche settimana, sempre in "cabotaggio" lungo la costa brasiliana, fermandosi qua e là. Internet mai, approfittiamo di un collegamento radio per l'aggiornamento;
Da Fortaleza abbiamo passato qualche giorno a Paracuru e Jericoacoara, due paradisi di sport "da vento" tipo kitt e compagnia, da li' a Luis Correia, affiancati a barche di pescatori, come sempre di estrema gentilezza.
A LC sono arrivati Anne et Benoit, una coppia di amici che ogni volta viene a passare un po' di tempo su Brancaleone.
Con loro siamo partiti verso l'Ilha dos Lençois, dove ci troviamo adesso: a nord della Baia de Sao Marcos (dove c'è Sao Luis do Maranhao), un'isola costituita da una duna gigante, altre isole attorno con vegetazioni più o meno rigogliose; pura esplorazione la carta non mostrava niente. Un villaggio con una comunità di albini che di giorno stanno chiusi in casa, di notte escono per le loro attività. Noi bagni, scivolate da snowboard giù dalla duna, giri in kayak nella foresta (ora abbiamo anche un kayak, anche lui una storia mica da ridere), grandi mangiate in compagnia.
Fra qualche giorno partiamo verso Soure e poi Belem, la posizione più recente è sempre quella più a ovest..
Foto e video quando avremo internet serio.
Abbraccioni a tutti.

22 gen 2017

le culte du maillot de bain au Brésil

Je pense que le maillot de bain brésilien mérite bien qu'on lui réserve un chapitre :

Nous avons remarqué à la piscine que Tea attirait souvent des regards d'étonnement et nous avons fini par comprendre pourquoi. Tea 9 ans porte un maillot de bain composé uniquement d'une culotte (donc pas de haut). Or ici la gente féminine indépendamment de son âge et de ses formes (ou de l'absence de ces dernières) porte un maillot de bain composés de 2 pièces.

Précision sur la forme de ce maillot 2 pièces : peu importe que le slip soit, à l'arrière, un simple fil de tissu qui passe au milieu des fesses, sans absolument rien couvrir, le fameux fil dentaire, le maillot respecte bien les standards locaux.  

Aussi Tea en maillot de bain est un ovni ici et comme je n'ai pas l'intention de lui racheter d'autres maillots, car elle en a un stock important hérité de sa sœur : elle le restera donc un sujet d'interrogation pour les brésiliens jusqu'à son départ.  

   

l'après transat


Nous sommes à Fortaleza maintenant depuis plus de 2 semaines. La ville en soi offre peu d'intérêt. Plus de 2,7 millions d'habitants, capitale de la région, elle est malheureusement comme toutes les grandes villes au Brésil, bruyante, sale et en fonction des quartiers et des heures, dangereuse.
Seul intérêt : les plages autour qui ont été aménagées, hôtels et restaurants se succèdent et accueillent essentiellement un tourisme brésilien. Toute la vie s'organise autour de la plage, buvette, petits restaurants. Au ralenti durant la journée, elle s'anime à partir de 17h, le soleil commence à décliner et la température devient clémente. Joggers, rollers, cyclistes, promeneurs, vacanciers et citadins locaux, …. Tout le monde s'y retrouve.

Nous, nous sommes installés dans notre marina. Malgré la vétusté des pontons, rouillés, grinçants et cognant contre les pilonnes en béton au gré des mouvements de l'eau, nous nous attachons peu à peu l'endroit. Nous avions impérativement besoin d'électricité, d'eau et d'internet. Le bateau devait être remis en conditions après notre passage en Afrique et notre transatlantique. Roberto a effectué des réparations et recousus voiles et bimini, les évaluations du Cned ( du mois de décembre….) ont enfin été mises en ligne. La présence de la piscine à côté m'a permis de négocier des modules du Cned contre des récréations aquatiques ou pour Bora des minutes d'internet.

Il fait plutôt chaud mais il pleut aussi régulièrement, des bonnes pluies tropicales qui déversent des litres d'eau et rafraichissent temporairement l'atmosphère. Et puis les alizées soufflent en permanence.

Nous reprenons des forces en allant déjeuner dans des « comida al quilo » : énorme buffet très varié et de qualité, du moins celles que nous sélectionnons, avec de la viande de tout type préparée au grill devant nos yeux. On choisit ce qu'on met dans l'assiette et on paie au poids. Idéal pour rassasier nos estomacs affamés et en manque de viande et légumes après la traversée. Les premiers passages en caisse, j'affichais des assiettes à 1 kg, après 3 semaines, je suis devenu plus raisonnable et je me contente d'un 1 /2 kg.  



12 gen 2017

Sosta a Fortaleza

Sosta piu' o meno forzata a Fortaleza, le bambine devono fare un bel po' di Cned con molto internet; posto molto molto anonimo, marina di hotel anonimo, pontili da catastrofe e barca che soffre risacca, ok...
Intanto piani per i passaggi successivi, a fine mese ci raggiungono Annetbenoit due carissimi amici, nel 2010 erano venuti anche in Senegal e lui eraz diventato il babbo Natale del caldo africano. Voglia di muoverci, almeno io.

6 gen 2017

la transat et l'arrivée à Fortaleza


J'ai pris un retard considérable par rapport à la version italienne du blog.
Mais je ne peux pas lutter contre l'expertise de Roberto. Avec une radio à bord du bateau, au milieu de l'océan il réussit grâce à une connexion satellitaire à tenir le blog à jour, quasiment en temps réel. Pour ma part, je dois attendre de me connecter à un réseau Wifi classique, dans un lieu public.
Je fais donc un rapide saut dans le passé : nous voilà partis le 13 décembre, pour 13 jours de navigation, dont seulement 18h de moteur pour la traversée de la zone de convergence inter tropicale, appelée aussi « le pot au noir ». Roberto a su trouver les bons vents et les bons courants. Chaque jour et chaque nuit n'ont pas été forcément de tout repos et l'arrivée dans l'archipel de Fernando de Noronha est applaudie par l'équipage.
Nous pénétrons dans un parc national, une réserve naturelle. Le montant des taxes à payer pour juste avoir la permission de jeter l'ancre ici est hallucinant. Mais voilà c'est sur notre route et c'est tellement magnifique, qu'on s'y ressource 4 jours. Nous sommes au mouillage dans ce qui nous semble être un aquarium géant. L'eau est turquoise et transparente, on peut s'y baigner (a priori pas de requins ici), dauphins et tortues nagent autour du bateau. Mais gare à s'en approcher de trop près, les gardiens de la réserve ont l'amende facile.
La veille du réveillon, nous levons l'ancre à regret (mais notre porte-monnaie souffre) et parcourons les 400 derniers milles nautiques qui nous séparent de  Fortaleza au Brésil où nous arrivons le 2 janvier au matin.
Enfin la terre ferme, une marina, de l'eau courante, un ponton croulant et grinçant mais un ponton et de l'électricité. Tout ce qui a été rationné ces 3 derniers mois, depuis le Cap Vert. La marina est très rudimentaire mais elle offre l'énorme avantage de donner l'accès à la piscine d'un hôtel 4 étoiles.

Difficile de d'écrire la sensation de ce premier plongeon dans l'eau de la piscine ….   


comment résumer ces dernières semaines


Arrivée sur la terre ferme, Fortaleza au Brésil

Mais avant cela difficile de rattraper le mois et demi sans connexion internet, il s'est passé tellement de choses depuis. Mon dernier récit remonte à l'archipel des Bijagos début du mois de décembre. Nous avons passé là-bas 5 semaines hors du temps et avons rencontré des gens extraordinaires autant par leur générosité que par leur parcours de vie. Solange, Bertrand, Danny et son mari, Alain, Shérif le marin, Aram et son avion,…. .Sans eux, nous n'aurions pas pu rester aussi longtemps dans un endroit aussi reclus sans possibilité de ré-approvisionnement et nous nous serions certainement pas autant attachés à cet archipel.
En synthèse, avec eux et grâce à eux, nous avons découvert la pêche et sommes devenus incollables sur les poissons locaux (thiof, barracuda, carangue, otolithe, poisson chat...) la chasse aux crabes, les hippopotames de mer, les bolongs en kayak et l'histoire de cet endroit…

Nous sommes passés vraiment dans des endroits magnifiques et surtout très sauvages. Le soleil au moment de se coucher a ce rouge intense que seule l'Afrique connait. Ensuite commence la cacophonie des oiseaux autour de nous, qui s'amplifie avant de se taire la nuit et reprendre de plus belle à l'aube. Sans parler de l'activité aquatique, les gros poissons qui chassent faisant monter à la surface les plus petits qui cherchent à échapper et qui finissent pour les plus malchanceux dans le bec d'un oiseau à l'affût. Et d'autres bruits nocturnes mais qui restent encore aujourd'hui un mystère tortues ?, hippo ? ou une hallucination auditive collective…. En tout cas, tout cela constitue un spectacle qu'on pourrait observer sans se lasser pendant des heures.   

Comme toutes les bonnes choses, il y fallait une fin. Notre permis de navigation expire et un autre continent nous attend. Je fais une dernière expédition dans la capitale, Bissau, pour l'approvisionnement, Roberto lui prépare le bateau, et les filles leurs au-revoir à ce lieu si magique. Nous partons le 10 au petit matin et remontons l'archipel par le nord pendant 2 jours avant de rentrer dans l'océan, le 13 notre transatlantique débute vraiment.