07 giu 2010

hymne à Roberto, une fois n'est pas coutume

Nous avons passé une semaine dans notre coin de paradis où nous avons même reçu la visite de nos amis lillois Valou et Ahmed. En vacances en Andalousie, ils sont venus passer 2 jours avec nous. Malheureusement, nous n'avons pas pu les accueillir pour dormir à bord car nos deux filles (2 ans et demi et 6 ans) occupent à elles seules tout le bateau, nous laissant gentiment une cabine pour dormir Robi et moi. Nous avons quand même partagé du poisson grillé au BBQ, des après-midis à la plage fluviale les pieds dans l'eau et la bière à la main, à rechercher pour Ahmed une passion lui permettant d'arrêter de travailler, (le cas de Valou étant plus simple, il lui faudrait de toutes façons continuer à trimer pour permettre à Ahmed de vivre sa future passion, dès qu'il l'aura découverte), tout cela nous laissant bien entendu des souvenirs inoubliables. Avis aux amateurs qui voudraient venir nous voir !
Durant ces quelques jours, nous avons expérimenté les grandes chaleurs, Alcoutim étant dans les terres, en l'absence de vent, les températures grimpent rapidement et le soleil ne fait aucun cadeau. Jamais je n'aurais pensé, après mes 3 derniers étés passés sur le bateau en Bretagne à attendre les éclaircies (qui ne sont d'ailleurs jamais venues, du moins pas durant mes vacances), pouvoir souhaiter l'arrivée de nuages pour me protéger du soleil. Et pourtant, j'avoue certains jours l'avoir espérée très fort. D'autant plus, qu'à notre arrivée à Alcoutim, nous n'étions pas encore équipés du fameux bimini (parasol géant qui protège le cockpit du bateau). Ayant trouvé personne pour nous faire les supports, nous avions donc quitté Chipiona avec le tissu mais sans l'armature métallique. Pourtant rapidement nous nous sommes rendus compte que nous ne pouvions pas vivre sans, la température à l'intérieur du bateau étant montée à 35°C, pour donner une idée de celle à l'extérieur…. Robi a alors utilisé toutes ses ressources d'ingéniosité pour concevoir « sur-mesure » un taud de soleil recouvrant le bateau aux ¾, abaissant consécutivement la température de 10°C et nous permettant de rester à l'extérieur en toutes circonstances, soleil et accessoirement peut-être un jour, pluies tropicales.
Depuis le temps que je pestais contre mon cher et tendre mari pour toutes ces semaines passées à travailler sur le bateau, me laissant seule à Paris avec les filles sans pour autant que les travaux et changements apportés soient visibles à mes yeux de néophyte. Il ne manquait pas de m'expliquer l'apport crucial de ces modifications et leur importance stratégique. Ceci m'avait d'ailleurs amenée à conclure qu'en cas de « survie » nous étions extrêmement bien équipés, restait juste à présent à travailler à l'amélioration du cas simple de  « vie à bord » (certainement beaucoup moins stratégique pour le capitaine, mais tout aussi intéressant pour sa femme). Avec la conception de ce taud de soleil, j'ai pu enfin goûter en direct aux bénéfices de ses travaux, qui, en l'occurrence relevaient du cas numéro 1 à savoir « la survie à bord ». Pour la conception du dît taud de soleil, Robi a quand même travaillé 1 jour et demi, sur le ponton agenouillé sur la machine à coudre dans la fournaise du soleil andalous, il a d'ailleurs recueilli à cette occasion non seulement l'estime et l'admiration de sa femme (qui lui étaient déjà acquises) mais aussi celle de tous les marins du port qui ont pu observer la progression de son ouvrage dans des circonstances particulièrement difficiles.      

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