01 ott 2016

une journée type mais pas tant que cela (2/2)


Donc après ces quelques jours de navigation, nous sommes arrivés à l'île de Porto Santo à Madère. Ile volcanique comme toutes les îles de Madère, elle recouverte de roche foncée mais le processus de stratification est visible quand arrive de la mer et révèle différentes couleurs de roche superposées au cours du temps les unes après les autres.

L'ironie à présent, après s'être enfin amarinées, nous souffrons maintenant du mal de terre, heureusement c'est léger et en quelques heures oublié. Une fois touchés terre, il nous faut remettre le bateau en condition pour y habiter mode terrestre. Les vagues ayant été particulièrement généreuses, le sel de mer s'est incrusté un peu partout et il faut donc rincer l'extérieur du bateau. L'intérieur quant à lui ressemble à un champ de bataille. Tout objet n'ayant pas été bloqué avant notre départ de Rota a pu effectuer de nombreux déplacements latéraux, mais aussi verticaux au cours de la navigation grâce à la magnifique houle qui nous a secoués enfin non  accompagnés...

Après une douche et un bon repas, nous pouvons reprendre une vie normale, à savoir cours du CNED, lessive ( la capitainerie est équipée de lave linge et sèche linge en self-service, très commode) et goûter aux plaisirs d'un bain de mer, la plage étant au bout de notre ponton.  

En fait, quand je rédige ces lignes, je me rends compte qu'il n'y a pas de journée type. Et c'est d'ailleurs cela la beauté de cette vie, chaque jour est par construction différent puisque nouveau paysage, nouvel environnement et nouveaux contacts avec le monde externe. La routine est impossible. Nous avons bien certaines tâches qui se répètent dans notre quotidien mais jamais réalisées aux mêmes endroits ni dans les mêmes conditions. La seule routine de nos journées est qu'elles commencent au lever du jour et qu'elles se finissent avec le coucher du soleil. Et qu'au moment de fermer les yeux, j'ai rarement le temps de me poser la question de savoir pourquoi je suis si fatiguée, que je suis déjà endormie.



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