8 giu 2011

Brasil, qualche immagine

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da che parte si passa in questo canale ?
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7 giu 2011

Ilheus, videino dello Iate Clube

Una giornata a Ilheus



19 mag 2011

Ilheus, mistero di porto

Ci scusiamo per l'assenza prolungata, davvero.

Fine aprile, arriviamo a Ilheus di notte, dopo una giornata di bolinona contro un sud a 5-6Bft; all'arrivo una pioggia da mezzo litro a goccia non si vedeva più niente, pero' il porto è aperto e molto ben accessibile, quindi ancoriamo senza problemi.
IL giorno dopo, e per tre giorni, l'onda lunga da sud si rifrangeva sull'immenso molo di protezione e entrava anche nella zona di ancoraggio: la barca che rolla all'impazzata, stile in acqua fino a 10cm dalla falchetta, la *prima* volta in assoluto in cui ho dovuto dormire in porto con il telo antirollio. Per andare a terra, lo sbarco in Normandia: un pontile galleggiante mosso anche lui dall'onda lunga, col nostro gommone da spiaggia ci attaccavamo a fianco, uno teneva con tutte le forze e gli altri saltavano sul pontile, andata bene.
Per tre giorni.
Uno si dice, il porto da cui andare via appena possibile.
Ce lo siamo giurato anche noi, pero' ne andiamo via domani, cioè circa tre settimane, venti-ventidue giorni dopo esserci arrivati.
Perché? Vai a sapere.
Fra i misteri che succedono. Siamo in un posto che all'inizio ci ha praticamente cacciati via, e ora non nascondo che guardandosi con Daphne c'è una piccola umidità oculare al pensare di partirne.
Nulla di che, niente paradiso, niente acque cristalline, le spiagge sono a vari km di distanza quindi non ci siamo mai andati, in rada si rolla un po' meno ma si rolla sempre, la catena dell'ancora si è riempita di alghe (cresciute sopra, non buttate sopra dalla corrente), tocca tanicare l'acqua come in africa, eppure è un posto dove giorno dopo giorno abbiamo sempre voluto più restare un giorno di più.

Domani, se tutto ok, ripartiamo verso nord. Un paio di barche dirette a sud ci hanno fatto riflettere sull'eventualità di andare fino a Rio, poi Angra dos Reis - Parati ma c'è sempre vento da sud (almeno per lo scorso mese e mezzo), e i "gentlemen never go to windward", i gentlemen non vanno mai di bolina.

A parte Ilheus, che di per sé non ha un granché, sarà molto, molto difficile andare via dal Brasile. Momento di panico l'altro giorno, ci apprestiamo a fare il rinnovo del visto (viene concesso un primo visto da 90 giorni, rinnovabile una volta per 90 giorni, dopo di ché bispogna uscire dal paese per sei mesi prima di poterci rientrare), per siccome Sarko ha fatto un paio di retate al Bois de Boulogne (stile parco delle cascine per i fiorentini) rimandando a casa i brasiliani trovati li', il Brasile ha immediatamente applicato la reciprocità: ok allora per i Francesi non è possibile rinnovare il visto di 90 giorni... Brivido, poi qui a Ilheus ce l'hanno fatto, quindi tutti tranquilli.

4 mag 2011

FRA - Naviguer en compagnie

Depuis notre arrivée au Brésil, nous croisons beaucoup plus de bateaux et surtout d'équipages avec enfants. Nous naviguons actuellement au sud de Salvador, toujours dans l'Etat de Bahia, à 4 voiliers, dont un catamaran, tous de pavillons divers. 4 bateaux, 7 nationalités différentes (brésilienne, nouveau-zélandaise, britannique, américaine, suisse, italienne et française) et six enfants de 3 ans à 12 ans. Le hasard des rencontres fait que tous ces enfants sont eux-mêmes bilingues et communiquent entre eux soit en anglais soit en italien. Mais la barrière de la langue ou la différence d'âge importent peu quand il s'agit, à peine nous mettons pieds à terre, de courir dans les rues des villages, les adultes à la recherche d'un bar et eux d'une aire de jeux.





1 mag 2011

FRA - il pleut

Que l'on croit ou non au réchauffement climatique (petit clin d'œil à Margaret et Jean-Claude), les pluies qui sont tombées ces derniers jours ne sont pas normales. Il a plu sans interruption pendant 24h, et ce n'est pas un petit crachin breton mais bien des trombes d'eau qui se déversent du ciel. Nous y trouvons au moins un avantage et pas des moindres pour un voilier au mouillage, nous pouvons récupérer l'eau et retarder ainsi le moment où il nous faudra aller au port pour remplir à nouveau les réservoirs. (dommage pour Roberto qu'il ne pleuve pas de bière sinon il n'aurait plus aucun besoin d'aller à terre …)

30 apr 2011

FRA - Visite de Cairu

Nous descendons tous à terre, la marée est haute, nous laissons nos annexes sur le bord et partons visiter Cairu, son église et son couvent. Dans le guide il est écrit que c'est le premier village établi par les portugais à leur arrivée au Brésil. La visite touristique terminée, nous partons à la recherche d'un bar. Il faut croire que les premiers portugais devaient être des « puritains » car, dans tout le village, nous n'en trouvons qu'un seul et c'est plutôt une épicerie avec 2 tables et un frigidaire rempli de bières que nous n'allons d'ailleurs pas tarder à vider. Notre soif épanchée et l'heure avançant nous partons à la recherche d'un restaurant pour dîner. Là encore, l'offre est très limitée soit la « lanchonete » aux néons verts devant le débarcadère soit la « lanchonete » aux néons bleux juste à ses côtés. Ou bien encore retourner simplement à bord. Finalement, nous n'aurons pas à choisir, cette dernière possibilité ayant été éliminée par la marée descendante. Malgré la présence de marins émérites (tous réunis ils cumulent plusieurs tours du monde), aucun d'entre eux n'a pensé qu'à marée basse, nos annexes resteraient à sec et que la présence de vase sur le fond nous empêcherait  de les porter jusqu'à l'eau, cette dernière s'étant retirée de plus de 15 mètres par rapport bord de la rive. Seule l'annexe de nos amis néo-zélandais, arrivés plus tard, est amarrée au ponton et est donc opérationnelle. Nous décidons de manger sur place, avec l'illusion que l'estomac plein, la situation changerait. Nous choisissons donc la « lanchonete » aux « néons verts », sa marque de bière faisant l'unanimité parmi nos connaisseurs et demandons qu'ils nous servent ce qu'ils sont en mesure de préparer. On met des tables sur la place et dînons à la lumière de la lune presque pleine. Les assiettes et les verres vides, il faut à présent penser à retourner sur nos bateaux respectifs. Grâce à nos amis NZ, en 2 voyages, tout le monde est à bord. Il suffit d'attendre le lendemain pour aller récupérer nos annexes qui se seront alors désengluées de la vase.    



10 apr 2011

FRA - Mise à jour du Brésil

J’écris beaucoup moins ces derniers temps car notre vie s’est radicalement normalisée depuis notre arrivée au Brésil.


Après nos aventures africaines et notre traversée de l’océan atlantique, notre quotidien est à présent beaucoup plus tranquille mais aussi de plus en plus paradisiaque.

Nous allons de mouillage en mouillage dans des endroits de rêve avec comme seule préoccupation pour le lendemain, trouver un autre endroit tout aussi idyllique pour passer les prochains jours. Vous le concevrez, c’est quand même beaucoup de stress !

Ma journée est rythmée par les cours du CNED de Bora. J’ai pris du retard au début de l’année scolaire et nous sommes à présent obligées d’étudier tous les matins si je veux avoir fini le programme à temps, sinon pas de passage dans l’année supérieure. Le CNED ne plaisante pas avec le principe de « l’enseignement obligatoire ». En fait, le retard accumulé porte surtout sur « l’éducation musicale » et « les arts visuels », ces 2 matières étant particulièrement peu aisées à pratiquer sur un bateau et consomment un temps et une énergie que j’avais très largement sous-estimés au début.

Dans le module « découverte du monde », les leçons traitant de « la prévention routière » et « comment devenir un consommateur averti » ont requis aussi beaucoup d’imagination et un gros effort de mémoire pour être menées à bien à bord d’un bateau. Pour le reste, j’arrive encore à suivre et Bora ne devrait pas avoir trop de lacunes à son retour en France.

J’essaye aussi de consacrer du temps à Tea, lui apprendre à nager, faire des dessins, ou encore à parler correctement car elle a commencé à développer un langage qui lui est propre, un savant mélange de mots français aux terminaisons italiennes ou inversement, que nous seuls sommes capables de comprendre. Voilà, il faut juste l’accompagner dans sa vie de petite fille de 3 ans.

Je n’ose pas décrire le reste de notre journée. En quelques mots toutefois je dirais que comme nous souffrons de la chaleur, nous sommes obligés de plonger dans l’eau transparente plusieurs fois par jour. Toujours pour la même raison, nous mangeons peu à midi mais par contre le soir venu et la fraicheur retrouvée, nous allumons le BBQ et y mettons dessus tout ce que nous avons sous la main. La pêche restant notre point faible, des pêcheurs locaux ont la délicatesse de compenser notre handicap en nous apportant à bord langoustes et crevettes encore vivantes.

Nous sommes contraints d’aller de temps en temps à terre pour faire dans le désordre : le plein de bière, remplir nos réservoirs d’eau, laver le linge et consulter nos mails et la météo.