28 feb 2011
Traversata ?
1. Almeno nel tratto Africa/Cabo Verde verso il Brasile, ognuno ha la propria esperienza. All'arrivo, ascoltando i racconti, sono proprio tutte diverse.
2. Dal nostro canto, tecnicamente tutto ok, nessuna rottura ecc. Dal pdv vela abbastanza ok, nel senso abbiamo avuto vento, ma passato tre notti nella zona di convergenza intertropicale con fulmini tuoni e lampi dzppertutto. Shbammm shbammm dappertutto, vuol dire riempire lo schermo di un radar a 24nm di macchie nere dove non si sa dove passare. Alla fine ci si va dentro a occhi chiusi. Non se ne scappa, le celle convettive saltano fuori dappertutto, e lampi e tuoni quasi peggio dell'adriatico. Beh un po' peggio, le differenze di temperatura qui sono molto più forti, nonché l'intensità dei fenomeni.
3. Dopo due tre giorni allucinazioni uditive, ma al decimo giorno un'amnesia quasi totale (ero alla terza notte quasi insonne). Mi sveglio senza riconoscere nulla, Daphn che dice "almeno ti ricordi che stiamo attrversando l'atlantico, che andiamo verso Salvador ?"
Siccome avevo dimenticato tutto scendo giù per vedere se mi ricordavo almeno di come fare il carteggio. Poi dopo due ore sono rientrato nei ranghi.
4. La bambine, incredibili. Siamo partiti con l'idea di fare un po' d'ovest, quindi rotta WNW e vento 25-30 nodi da NW: bolina larga, oh che bello per cominciare una traversata. Figlie con mal di mare per due giorni, vomitavano anche il vomito, poi sorsetto di cocacola dopo sorsetto sono un po' tprnate in vita. Dal terzo giorno fino alla fine sono state quelle di sempre. Le mostravamo la carta nautica dicendo "guarda dove siamo l'oceano i continenti eccetera eccetera" ma che gliene frega a un bambino, aspettavano tranquille O Brasil.
5. Miglia, in linea retta sono 2050, la rotta ottimizzata climaticamente ne mostra 2150, nel abbiamo fatte circa 2200. In diciassette giorni. Andature conservative, quindi forse dal lato barca con un equipaggio più serio potevamo grattare un giorno, uno e mezzo. Dal lato meteo ci è andata bene, la maggior parte degli arrivati a Salvador ci hanno raccontato di velocità a vela di 2-2.5 nodi, uno 400 litri, due altri 500 litri di gasolio consumati; barche come la nostra con motori che usano 2-3 litri ora
continuo domani, figlie in effervescenza quindi meglio partire
encore des souvenirs de notre traversée pour ceux qui en re-demandent
25 feb 2011
que d'eau que d'eau la suite
- TEMPETE AVEC G.CLOONEY : quand, la dernière nuit, celle où on espère qu'il ne va rien se passer car on commence à être épuisé et qu'on est maintenant si près du but, je cherche à passer le temps, (pendant que Roberto somnole dehors), assise à l'abri devant la table à carte en faisant diverses simulations du type : le GPS indique une distance à parcourir jusqu'à destination de 50 miles, vitesse actuelle du bateau 6 nœuds, si on maintient la vitesse constante, à quelle heure devrions-nous arriver ? mais si le vent faiblit et qu'on descend à 4 nœuds quand on arrive à 15 miles de la côte, qu'en est-il alors ? Ces calculs sont complètement inutiles mais me tiennent éveillée. Je suis donc tranquillement perdue dans mes règles de 3, quand je sens dehors le vent forcir et le bateau qui accentue sa gîte. Je sors une tête dehors et je vois devant nous de gros nuages noirs bien menaçants. La pluie commence à tomber drue et réveille bien entendu Roberto. Les instruments de contrôle commencent à s'emballer et donnent plus de 30 nœuds de vent. Une rafale force encore davantage le bateau dans sa gîte. Et si cela finissait par déchirer une voile, arracher un hauban…. Je revois alors le film « the perfect storm » avec G. Clooney dans le rôle d'un capitaine de bateau pris dans LA tempête du siècle, et mes craintes ne font que s'amplifier. Roberto (mon George Clooney à moi) est debout maintenant. Soit la fatigue accumulée durant les 16 précédentes nuits de sommeil hachées, voire blanches, ont eu raison de lui soit la situation est sous contrôle car il affiche une certaine sérénité. J'opte bien entendu pour la 2ième solution. Le grain me semble durer une éternité et pourtant peu à peu, l'horizon s'éclaircit et le bateau se redresse progressivement. Retour à la normal, je fais part des angoisses qui m'ont hantée au plus fort du grain. Il sourit, pour lui aucune crainte, notre Sun Legend est bien à la hauteur de sa réputation, il s'est parfaitement tenu, même soumis à rude épreuve. Et puis, ce grain n'offrait que des avantages : la pluie a rincé le bateau du sel et du sable, les coups de vent améliorent notre vitesse moyenne et éloignent toujours davantage le risque de finir sans carburant. Franchement, un petit grain, à peine 30 nœuds de vent, perdus au milieu de l'océan atlantique, maintenant que j'y pense,c'est vraiment pas la mer à boire, n'est-ce pas George !
à suivre...
22 feb 2011
que d'eau que d'eau...
18 feb 2011
BrancaBrasil
Andiamo tutti a dormire, io e Daph almeno, le figlie continueranno a saltare come hanno fatto per 17 giorni
a presto
10 feb 2011
Le Degré Zéro de latitude
Et nous n'en sommes pas peu fières car ces derniers jours n'ont pas été de tout repos. Nous avons passé nos 3 dernières nuits à slalomer entre les éclairs et chercher à éviter la foudre. Chaque soir après le coucher de soleil, nous pouvions assister à la formation des fameux orages tropicaux. Le ciel commençait à se remplir de nuages menaçants qui se matérialisaient en grosses tâches noires sur le radar. A mesure que la nuit avançait, les tâches grossissaient, d'autres nuages se formant et venant rejoindre ceux déjà existant. Sur le radar, nous ne voyions plus qu'une énorme tâche noire. Après avoir cherché au début à les éviter (ce qui nous a même conduit dans un moment de désespoir à faire route en sens contraire), nous avons compris que nous devions les affronter car de toutes les façons eux ne cherchaient pas à nous éviter. Au contraire, ils nous donnaient l'impression de nous poursuivre. Pluies orageuses, coups de tonnerre, et éclairs nous accompagnaient toute la nuit et même jusqu'en fin de matinée quand finalement avec le soleil, les orages commençaient à se dissiper. L'après-midi était alors très agréable, malgré la chaleur et une forte humidité, nous profitons de ces moments de calme relatif pour nous reposer. Les filles s'amusaient à sortir sous la pluie pour prendre ce qu'elles appelaient des « douches d'eau de pluie » car bien que chaudes ces pluies sont rafraichissantes et permettent de mieux supporter la moiteur accumulée à l'intérieur du bateau.
Mais depuis hier, à l'approche du 0° de latitude, le régime a changé. La mer est complètement plate et il n'y a plus un souffle de vent, nous avançons depuis plus de 24 h au moteur. Roberto a récupéré le dernier bulletin météo qui nous confirme que nous sommes bien sortis de la Zone de Convergence Inter-tropicale, il ne nous reste plus qu'attendre de croiser l'alizé du sud est qui ne devrait plus être très loin à présent.
A suivre..
9 feb 2011
FRA - L'enjeu strategique
Et oui, il y en a effectivement un. Pourtant, ce n'est pas compliqué de traverser l'océan Atlantique dans ce sens. Il suffit de prendre l'alizée Nord Est direction l'équateur, et là changement pour l'alizée du Sud Est jusqu'au terminus, Salvador de Bahia, Brésil.
Enfin, c'est presque cela, à un petit détail près : entre les alizées, autour de l'équateur, il y a ce qu'on appelle la Zone de Convergence Inter-tropicale, bête noire de tous les navigateurs embarqués dans une transatlantique traversant l'equateur. Cette zone se caractérise par l'absence de vent, mais aussi par de fortes pluies et des orages réputés assez violents. L'étendu de cette zone est variable d'un jour sur l'autre et elle s'amuse à osciller autour de l'équateur tantôt 6° au dessus, tantôt 2° au dessous. Mais en choisissant bien son point d'entrée, on peut espérer en sortir rapidement et sereinement. Avec un peu moins de chance, on y reste coincé plusieurs jours, allumer le moteur reste alors la seule option de sortie encore faut-il avoir assez de carburant pour le faire fonctionner, un voilier n'ayant pas vocation à stocker des centaines de litres de gasoil à son bord.
Mais assez parlé théorie et venons-en à notre cas pratique. Dans très peu de temps, nous allons devoir décider où croiser l'équateur pour récupérer l'alizée du sud Est. Pour nous aider à trouver le meilleur axe de traversée de cette zone, nous bénéficions d'un support logistique à terre en la personne d'Alfredo. Basé dans les Abbruzzes, et disposant d'un matériel radio très puissant, cet ancien opérateur radio de la marine marchande italienne offre son savoir-faire à qui en a besoin en mer. Tous les jours à 17h UTC, nous entrons en communication radio avec Alfredo qui récupère notre position et notre route et nous donne les bulletins météo les plus récents et les plus précis possibles par rapport à notre zone de navigation et celle de destination ainsi que le résultat de modèle d'analyse pour la ZCIT.
Saint Alfredo, il a même accepté de servir de relais d'information avec nos familles qui retiennent leur souffle depuis le 1er février. Du côté de Florence, on allume des cierges dans toutes les églises de la ville. Autant dire que cela en fait des bougies à allumer.
En résumé, grâce au savoir-faire d'Alfredo combiné à l'expérience de Roberto et à l'appui de tous les Saints sollicités par ma belle-mère, je dors sereinement la nuit (du moins quant ce n'est pas mon tour de veille), convaincue que notre avenir ne pourrait pas être dans de meilleurs mains.
A suivre..
2 feb 2011
FRA - Le depart
Par contre l'Afrique ne nous a pas préparés à la navigation maritime. Nous avons passé notre temps à remonter des fleuves, sur une eau complètement plate à en oublier que nous étions à bord d'un bateau. Alors, aujourd'hui tout est à recommencer pour nous amariner. Et pour nos premiers jours en haute mer, nous ne sommes pas épargnées, les filles et moi, ce problème ne concernant pas le capitaine, toujours vaillant en toutes circonstances.
Nous avons le droit à une mer bien formée, de longues et hautes vagues de 2 à 3 mètres qui viennent régulièrement rincer le bateau (qui au passage en avait grand besoin) accompagnée d'un bon vent entre 20 à 30 nouds. A bord, tout le monde est malade, même moi malgré le scopoderm (médicament miracle contre le mal de mer, merci Françoise !) ne suis pas très en forme. Mais nous savons à présent d'expérience qu'après 48h de navigation, les choses rentrent en ordre et nous allons pouvoir reprendre une vie normale. Pendant ces 2 jours, tous les interdits sont levés : on peut rester en pyjama et regarder des DVD toute la journée pas d'obligation de manger. Elles ont même un accès illimité à la boite à bonbons Haribo, mais signe qu'elles ne sont pas en forme, Bora et Tea n'en profitent même pas.